Plusieurs activités organisées pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
Par : Daisy-Anne Gagné
Le 30 septembre s’avère être la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Pour ce faire, plusieurs activités prenaient place dans différents secteurs de l’Abitibi-Témiscamingue. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (CAAVD) a invité les citoyens à dîner ensemble lors d’un rassemblement au parc Albert-Dumais, en plus d’organiser un événement privé, plus tard, en après-midi.
Regroupés au parc du centre-ville de Val-d’Or, les participants ont pu échanger tout en prenant le temps d’avaler leurs repas. L’initiative entreprise par le CAAVD souhaite rappeler à tous le symbole de cette journée.
« Il y a encore des personnes ignorantes par rapport à ce qui s’est passé avec les pensionnats. Il y en a beaucoup aussi qui ne savent pas que c’est si récent, que le dernier pensionnat a fermé en 1996 à St-Marc », affirme Samantha Larivière, infirmière clinicienne pour le Centre d’amitié. Ces établissements ont marqué des générations par leur violence physique et psychologique, laissant derrière des personnes traumatisées même après leurs fermetures.
Selon Mme Larivière, il est important de « prendre cette initiative pour sensibiliser les gens et les informer » de la réalité autochtone, car certains impacts ne sont pas restés dans le passé. En effet, certains traumatismes deviennent intergénérationnels. « Il y en a beaucoup qui ont grandi dans les pensionnats sans avoir de modèle parental. Après ça, ils ont des enfants et c’est difficile d’être un parent avec de telles blessures et les traumas », explique-t-elle.
Même si l’occasion de sensibiliser la population se présente lors de la Journée de la vérité et de la réconciliation, les travailleurs du milieu font de la sensibilisation tout au long de l’année. Cette étape est cruciale afin de voir au-delà des préjugés et de créer des rapprochements entre les communautés. « À mon avis, si les gens sont plus sensibilisés et qu’ils ont une meilleure compréhension de ce qui est arrivé, ils pourront mieux comprendre les réalités autochtones d’aujourd’hui tout en étant plus ouverts d’esprit, plus compréhensifs et d’avoir une meilleure cohésion sociale », assure l’infirmière clinicienne.
L’organisme invite la population à se renseigner sur ces situations qui se sont produites. Par ailleurs, le mouvement Every Child Matters est devenu un message puissant de la Journée, commémorant ainsi la perte de plusieurs enfants issus des pensionnats.