Culture

La bibliothèque, bien plus qu’un lieu de lecture

Par : Joanie Dion

Du 16 au 28 octobre 2026, la Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda invite la population à célébrer la Semaine des bibliothèques publiques, qui est cette année sous le thème Ma biblio, de tout, partout et pour tout le monde.

Bibliothèque Rouyn-Noranda | Crédit Christian Leduc
« On le sait : après 10 minutes, un enfant va avoir envie de gigoter. Maintenant, c’est accepté. »
(Photo : Christian Leduc)

L’objectif pour la Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda est de rendre la lecture encore plus accessible qu’elle ne l’est peut-être déjà. Pour ce faire, l’initiative vise à briser les mythes entourant les bibliothèques qui en font des lieux « bizarres » afin qu’elles deviennent des lieux « l’fun ».

L’idée est « vraiment d’enlever tout le mythe autour d’une bibliothèque : que c’est plate, que ce soit fait pour les gens qui adorent lire, ou qui ne se parlent jamais rien, que c’est une place où c’est toujours silence. On n’est plus là. En 2026, les bibliothèques changent grandement. On veut devenir vraiment un point central communautaire où, justement, on se sent bien, on se sent inclus, et il n’y a pas de barrière sociale », explique Fanny Hurtubise, agente d’animation et de projets culturels à la Ville de Rouyn-Noranda.

De cette manière, pour Mme Hurtubise, la bibliothèque devient un lieu d’apprentissage de la vie en communauté, sans barrières sociales ni jugement. « Je travaille beaucoup plus avec les familles, mais de voir des nouveaux arrivants qui s’installent pour jouer… les enfants, ils n’en ont pas de barrière sociale. Donc ça démontre à quel point c’est une place où on peut se rencontrer », raconte-t-elle.

D’autant plus que le silence dans la bibliothèque n’est plus obligatoire. « Un enfant qui est un petit peu turbulent, ou qu’on a un petit peu plus à rester assis lire, c’est plus difficile. Et on le sait : après 10 minutes, un enfant va avoir envie de gigoter. Maintenant, c’est accepté. Qu’il y ait du bruit, c’est correct aussi. Ça fait partie de la vie en bibliothèque maintenant. Il y a des sons, on peut prêter des casques si des gens veulent vraiment être en mode silence. »

Si les familles sont déjà conquises, l’effort porte désormais sur les adultes, les adolescents et les aînés. « Entre autres, les aînés, on se déplace beaucoup vers eux, mais là, on veut aussi qu’ils viennent chez nous. » Et pour le public adulte, les activités se diversifient, notamment avec le retour du Cabaret des égos. Comment attirer ces publics ? En désacralisant la littérature, entre autres avec des activités qui permettent de rire de certains livres, ou en intégrant des après-midi de jeux de société à la bibliothèque.

Cette volonté de rejoindre un public plus large s’inscrit dans une vision à long terme pour la Bibliothèque municipale. L’objectif est qu’elle devienne un lieu naturellement intégré au quotidien des citoyens, peu importe leur âge ou leurs intérêts.

« Dans un avenir rapproché, nous souhaitons qu’il soit devenu bizarre de ne pas aller à la bibliothèque, plutôt que l’inverse. Nous voulons que la bibliothèque fasse naturellement partie de la vie des gens », souligne par voie de communiqué Valérie Duhaime, directrice de la Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda.

« Notre bibliothèque, elle est très vivante, ça vaut le détour », conclut Mme Hurtubise.

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