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Communauté

OUI Québec souhaite une mobilisation citoyenne pour l’avenir du Québec

Par : Joanie Dion

Le modèle d’affaires montréalais du café Club Pays pourrait devenir réalité en Abitibi-Témiscamingue. De passage à Rouyn-Noranda dans le cadre de leur tournée, les représentants de OUI Québec invitent les citoyens de la région à imaginer leur propre espace de rassemblement et de mobilisation autour de l’avenir du Québec.

Club Pays | OUI Québec
Le Club Pays à Montréal.
(Photo : Gracieuseté)

Loin de vouloir simplement ouvrir une succursale du café montréalais Club Pays, OUI Québec souhaite surtout faire naître des initiatives citoyennes adaptées aux réalités de chaque région. C’est dans cet esprit que Sonalie Hénault, responsable des événements pour OUI Québec, et Alex Valiquette, responsable des communications pour OUI Québec, sont venus à la rencontre de la population abitibienne le 3 novembre au café-bar L’Abstracto.

Ouvert sur la Plaza Saint-Hubert, à Montréal, le premier Club Pays se veut bien plus qu’un café. « Le Club Pays, c’est un espace citoyen qui a pris la forme d’un café à Montréal, qui a ouvert en mars l’année passée. L’objectif, c’est de créer des lieux physiques de mobilisation citoyenne », témoigne Alex Valiquette. « On a noté la rentabilité en trois mois. […] Tous les profits sont réinvestis dans nos activités pour faire la promotion de l’indépendance », ajoute Sonalie Hénault.

Pour eux, cette formule représente une occasion de créer des lieux physiques où les citoyens peuvent se rencontrer et échanger, indépendamment de leur appartenance politique. « On croit que la meilleure manière de se mobiliser, c’est en personne. […] Après, les réseaux sociaux, c’est un bon levier, mais il n’y a rien de mieux que de se parler en vrai », souligne Alex Valiquette.

Concrètement, la tournée Club Pays ne vise toutefois pas à reproduire le modèle montréalais en tous points. Les espaces pourraient prendre différentes formes, selon les besoins et les ressources des communautés locales : un café, un atelier citoyen, une buanderie communautaire ou encore un lieu culturel.

« On veut que ça puisse prendre n’importe quelle forme dans la place où ça s’établit, pour ne pas arriver, débarquer et faire de la compétition [aux institutions déjà implantées] », explique Sonalie Hénault.

L’organisation souhaite plutôt miser sur les initiatives déjà présentes dans les régions et travailler en complémentarité avec celles-ci. L’objectif premier est de rassembler les personnes intéressées, de faire émerger des leaders locaux et de constituer des noyaux de mobilisations autonomes.

En Abitibi-Témiscamingue, où le réseau indépendantiste citoyen reste à développer, la rencontre du 3 novembre représente donc une première étape exploratoire. Il n’est pas question de repartir immédiatement avec la promesse d’un nouvel espace citoyen, mais plutôt de prendre le pouls de la communauté et de voir quelles initiatives pourraient voir le jour.

Non partisane, OUI Québec regroupe différentes organisations et associations qui militent pour l’indépendance du Québec. Sa démarche repose sur l’idée que ce projet ne doit pas uniquement dépendre des formations politiques ou des périodes électorales.

« Ça ne peut pas juste être un projet qui émane de l’Assemblée nationale du Québec. Ça doit être un projet qui est populaire et qui appartient aux citoyens », affirme Alex Valiquette.

Les deux représentants observent d’ailleurs un intérêt grandissant, notamment chez les jeunes, pour la culture québécoise et les questions identitaires. Sonalie Hénault voit dans le dynamisme culturel de Rouyn-Noranda et les initiatives locales un terreau favorable à ce type de mobilisation.

« Il y a déjà une communauté, il y a déjà quelque chose qui existe, donc pourquoi pas mobiliser ces gens-là et réfléchir ensemble à l’avenir du Québec ? », lance-t-elle.

À travers cette tournée, OUI Québec souhaite surtout offrir des outils et un accompagnement aux citoyens qui voudraient développer un projet dans leur milieu. Les ressources de l’organisation pourraient soutenir les groupes qui ne disposent pas de toutes les expertises nécessaires.

Si Québec pourrait accueillir un Club Pays au cours de la prochaine année, d’autres projets sont également envisagés à Sherbrooke et à Rimouski. En Abitibi-Témiscamingue, la suite dépendra de l’intérêt et de l’engagement des citoyens.

Pour les personnes souhaitant en apprendre davantage sur la tournée ou manifester leur intérêt à participer à une éventuelle initiative régionale, les informations sont disponibles au ouiquebec.org/tourneeclubpays.

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