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Éducation

Quand la formation professionnelle mène jusqu’à Nice

Quelques élus du Centre de formation professionnelle de Val-d’Or ont mis leurs compétences à l’épreuve sur la Côte d’Azur. Une expérience formatrice qui leur a permis de découvrir de nouvelles réalités professionnelles tout en élargissant leurs horiz

CFP Val-d'Or à Nice

Quelques élus du Centre de formation professionnelle de Val-d’Or ont mis leurs compétences à l’épreuve sur la Côte d’Azur. Une expérience formatrice qui leur a permis de découvrir de nouvelles réalités professionnelles tout en élargissant leurs horizons.

Pendant deux semaines ce printemps, treize étudiants du Centre de formation professionnelle de Val-d’Or ont troqué leur quotidien abitibien pour la Côte d’Azur afin d’y réaliser leur stage de fin de formation dans diverses entreprises de la région de Nice, en France.

Le projet, qui existe depuis 2010, permet à des élèves de différents programmes, notamment la mécanique automobile, la carrosserie, la coiffure, le dessin de bâtiment et la vente-conseil, de vivre une expérience professionnelle à l’international.

« Ce sont vraiment leurs stages de fin de formation. Ils travaillent directement dans des entreprises de Nice et mettent en application ce qu’ils ont appris ici », explique Stéphane Petit, enseignant en Vente-conseil, technicien en loisirs et coordonnateur des stages internationaux au Centre de formation professionnelle de Val-d’Or.

Apprendre autrement

Au fil des ans, le CFP a développé un solide réseau de partenaires dans la région niçoise, permettant aux étudiants d'intégrer rapidement le marché du travail. Selon Stéphane Petit, l’expérience leur donne l’occasion de découvrir de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux outils et des réalités professionnelles différentes de celles observées au Québec. « Chaque programme y trouve quelque chose d’unique. Les élèves voient d’autres façons de faire et réalisent que leur métier peut s’exercer partout dans le monde. »

Dans le domaine de la coiffure, l’une des étudiantes a notamment effectué son stage auprès d’une propriétaire détenant le prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France, une distinction reconnue pour son excellence professionnelle.

Entre travail et découvertes

Le séjour a également permis aux participants de découvrir la culture locale. Parmi les moments marquants, la visite de Monaco a particulièrement impressionné les étudiants passionnés d’automobile. « Nos élèves ont pu voir de près des véhicules de luxe qu’ils n’ont pas l’occasion de croiser tous les jours », raconte Stéphane Petit.

Les jeunes ont aussi remarqué certaines différences dans les milieux de travail. « On dit souvent que les Français sont nos cousins, mais plusieurs étudiants ont observé un rythme de travail différent et parfois moins de stress qu’ici. »

Une expérience qui laisse sa marque

Pour Julien Laroche, étudiant en mécanique et carrosserie, le voyage restera l’un des moments forts de son parcours scolaire. « Partir avec une gang d’amis avec qui on a travaillé toute l’année, puis aller faire un stage ensemble, c’était vraiment spécial. Ce n’était pas des vacances, c’était une expérience de travail. »

Durant son stage, il a découvert de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de travail. « Ce n’était pas les mêmes façons de faire. C’était vraiment intéressant de voir comment ils travaillent là-bas. »

Au-delà du travail, ce sont aussi les moments passés avec les autres étudiants qui l’ont marqué. « Aller marcher le soir dans le centre-ville avec toute la gang et les profs, ça fait partie des souvenirs que je vais garder longtemps. »

La visite de Monaco a également laissé sa marque sur le passionné de mécanique. « On voyait des Ferrari et des Lamborghini un peu partout. Pour quelqu’un qui aime les voitures, c’était vraiment spécial. »

Un tremplin vers l’avenir

Pour Stéphane Petit, ces stages contribuent aussi à changer la perception de la formation professionnelle. Les métiers spécialisés offrent aujourd’hui d’excellentes perspectives d’emploi et permettent souvent aux diplômés d’intégrer rapidement le marché du travail.

« On voit de plus en plus de jeunes s’intéresser à la formation professionnelle. Certains choisissent même de venir étudier à Val-d’Or parce que nous offrons des stages à l’international. », souligne-t-il.

Après quinze ans d’existence, le projet continue d’ouvrir les horizons des étudiants tout en contribuant au rayonnement du Centre de formation professionnelle de Val-d’Or.

Pour Julien Laroche, le message est simple : « Les profs sont présents, il y a beaucoup d’activités et ils font vraiment des efforts pour que les jeunes vivent quelque chose de motivant. » Une philosophie qui continue de porter ses fruits, jusque sur les rives de la Méditerranée.

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