Festival FARE : Offrir une scène aux artistes de demain
Donner une première vitrine aux artistes étudiants et émergents. C’est avec cette ambition que Jacob Châteauvert a fondé le Festival des Arts de la Relève Étudiante (FARE), un tout nouvel événement qui réunira cinéma, musique et arts visuels à Rouyn-
Donner une première vitrine aux artistes étudiants et émergents. C’est avec cette ambition que Jacob Châteauvert a fondé le Festival des Arts de la Relève Étudiante (FARE), un tout nouvel événement qui réunira cinéma, musique et arts visuels à Rouyn-Noranda du 11 au 13 septembre 2026.
À l’origine, le projet devait être consacré uniquement au cinéma. Ancien étudiant dans ce domaine, Jacob Châteauvert constatait à quel point il était difficile pour les créateurs émergents de faire connaître leurs œuvres. « Quand tu es étudiant, c’est compliqué d’avoir de la visibilité. Je voulais créer un espace où les œuvres étudiantes pourraient être présentées devant public », explique le fondateur et directeur général du festival.
Rapidement, l’idée a pris de l’ampleur. Constatant que les artistes en musique et en arts visuels faisaient face aux mêmes défis, il a choisi d’élargir le concept. « Ce n’est pas seulement un festival de cinéma. On veut mettre de l’avant toute la relève artistique et montrer au public les artistes qui façonneront la culture de demain. »
Le festival FARE proposera ainsi des projections de films, des spectacles de musique ainsi que des expositions d’arts visuels réparties dans plusieurs lieux de Rouyn-Noranda, soit à l’Abstracto, au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (campus de Rouyn-Noranda) et à l’Agora des Arts.
Du côté du cinéma, chaque séance combinera plusieurs courts métrages réalisés par des étudiants ou des artistes émergents avec la projection d’un long métrage québécois. Des réalisateurs invités participeront également à des discussions et à des périodes de questions avec le public après la projection des longs métrages.
Montréal, ma belle (réalisé par Xiaodan He), L’Eau chaude, l’eau frette (réalisé par André Forcier), Chien de garde (réalisé par Sophie Dupuis, originaire de Val-d’Or) et Invisibles (réalisé par Junna Chif) seront projetés suivant la projection des courts métrages émergents.
(Photo : Gracieuseté)
Alors que le volet cinématographique occupera le cinéma Paramount, Belle Promesse et Roselle sont annoncés pour la programmation musicale du 12 septembre, au Petit-Théâtre du Vieux-Noranda.
Les courts métrages présentés feront d’ailleurs partie d’une compétition officielle. Un jury remettra plusieurs prix à l’issue de l’événement.
Au total, ce sont 82 courts métrages qui ont été soumis à cette première édition du festival FARE. Seulement une vingtaine ont été retenus. « Ça a été extrêmement difficile de faire les choix. Il y avait beaucoup de bons films, mais on ne pouvait pas tous les présenter », souligne Jacob Châteauvert.
Comme plusieurs nouveaux événements culturels, le festival FARE a dû composer avec un financement limité. Plusieurs éléments de la programmation initialement envisagés ont dû être revus. Au-delà de l’aspect budgétaire, le jeune fondateur raconte avoir découvert tout le volet administratif lié à la création d’un organisme à but non lucratif.
« Je n’avais aucune expérience en entrepreneuriat. J’ai tout appris sur le tas. Il fallait créer l’OBNL, ouvrir un compte bancaire, déposer des demandes de financement… c’est énormément de travail, mais j’étais motivé. »
Si les artistes participants sont principalement étudiants ou en début de carrière, le public visé est beaucoup plus large. « On s’adresse à tous ceux qui sont curieux de découvrir les prochains artistes du Québec et qui veulent encourager la relève », affirme le directeur général. Le festival FARE souhaite ainsi réunir autant les amateurs de cinéma que les passionnés de musique, d’arts visuels et de culture en général.
Pour favoriser l’accessibilité, le festival mettra également en place une billetterie participative. Les festivaliers pourront choisir entre un tarif régulier ou un billet de soutien selon leurs moyens et leur désir d’encourager l’événement.
Pour Jacob Châteauvert, cette première édition représente avant tout le début d’une aventure. « J’espère que les étudiants qui vont présenter leur travail rencontreront un public et repartiront en se disant que leur art vaut la peine d’être poursuivi. Si le festival peut donner ce petit coup de pouce là, on aura réussi notre mission. »