Et on déjeune met le deuil et l’empathie en images avec son nouveau vidéoclip
Le groupe rouynorandien Et on déjeune a dévoilé un nouveau vidéoclip pour la chanson Tu attends, une œuvre qui transpose en images un thème profondément humain : l’empathie. Réalisé par l’ancienne membre du groupe Mélissa Delage, le projet témoigne d
Le groupe rouynorandien Et on déjeune a dévoilé un nouveau vidéoclip pour la chanson Tu attends, une œuvre qui transpose en images un thème profondément humain : l’empathie. Réalisé par l’ancienne membre du groupe Mélissa Delage, le projet témoigne d’une démarche artistique où musique, danse et vidéo se rencontrent pour raconter le cheminement d’une personne confrontée à une épreuve.
Pour Julie Mercier, chanteuse, claviériste et principale autrice des textes du groupe, la chanson est née bien avant le vidéoclip. L’inspiration est venue d’un riff de guitare composé par Mélissa Delage, auquel elle a ensuite greffé des paroles en pensant à son amie. « Cette chanson-là parle d’empathie, du fait de prendre le temps de réfléchir à comment les autres se sentent avant d’être capables de les aider, de leur apporter de l’appui et de la compréhension », résume-t-elle.
Cette sensibilité a trouvé un prolongement naturel dans le vidéoclip imaginé par Mélissa Delage. On y suit un couple de femmes dont le quotidien bascule lorsqu’une mauvaise nouvelle survient. À travers une chorégraphie crée et interprétée par les danseuses Ariane Lavoie et Carol-Ann Lafortune-Hatfield, le clip explore les différentes étapes qui accompagnent une épreuve : les moments où l’on a besoin de solitude, ceux où le soutien d’un proche devient essentiel, ainsi que les émotions qui traversent le deuil ou toute autre perte importante.
Le tournage s’est déroulé directement chez Julie Mercier, un choix qui s’est rapidement imposé comme une évidence. « C’était plus facile de gérer l’espace parce que je le connais », explique-t-elle. Artiste visuelle avant d’être musicienne, elle s’est sentie dans son élément en participant à la transformation des lieux. « Il y avait un concept de maison vivante, maison vide. Au début du clip, la maison est meublée. Il y a des accessoires, et de la vie. Puis, à partir du moment où la nouvelle arrive, tout s’épure et se vide », précise-t-elle, ce qui traduit selon elle les bouleversements vécus par les personnages.
Le vidéoclip repose notamment sur une collaboration avec les danseuses du CopperCrib. Adapter leur chorégraphie aux contraintes de la maison est devenu un casse-tête créatif pour Julie Mercier, Mélissa Delage, Ariane Lavoie et Carol-Ann Lafortune-Hatfield. « Elles avaient préparé une banque de mouvements, puis il fallait voir ce qui fonctionnait dans l’espace. On déplaçait les tables, on adaptait les mouvements… c’était un beau défi à résoudre ensemble », poursuit Julie Mercier.
Pour la musicienne, ces échanges entre différentes disciplines artistiques ont largement contribué à enrichir le résultat final.
En revanche, le groupe a également traversé une importante période de transition. Au cours de la dernière année, deux membres, Mélissa Delage et Lou-Raphaëlle Paul-Allaire, ont quitté la formation. Les membres actuelles — Julie Mercier, Jeanne Perrin et Véronique Fournier — ont dû réadapter leur spectacle, notamment avec la participation du guitariste invité Woody Minvil.
Ces ajustements seront présentés au public lors de leur prochaine prestation à Osisko en lumière, où le groupe se produira « C’est une grosse scène, c’est impressionnant. On a passé les derniers mois à adapter le spectacle pour être prêtes », explique Julie Mercier.
Au-delà des défis logistiques, cette période a surtout amené les musiciennes à revoir leur façon de travailler. « Je pense que notre plus grand apprentissage, c’est d’apprendre à prendre notre temps. Pendant longtemps, on donnait les bouchées doubles. Mais on risque de s’essouffler. On a appris à respecter davantage le rythme de chacune, parce qu’avant tout, on reste des humains. »