Une saison d’envergure s’amorce à L’Écart
L’Écart lance sa 34e saison avec une programmation automnale d’envergure réunissant des résidences, des expositions, des projets participatifs, le retour de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda et un nouvel événement-bénéfice.
L’Écart lance sa 34e saison avec une programmation automnale d’envergure réunissant des résidences, des expositions, des projets participatifs, le retour de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda et un nouvel événement-bénéfice.
Marquée par de nombreux partenariats, cette saison fait dialoguer les pratiques et les disciplines au fil des projets. D’un film choral à une murale monumentale, et d’une fonderie participative à des installations immersives, la programmation fait de la galerie un lieu de passage, d’échange et d’expérimentation. Les artistes invité(e)s interrogent le rapport au territoire, aux autres et au vivant, tout en laissant une large place à l’expérience, à l’imaginaire et aux rencontres qu’elles rendent possibles.
La saison s’ouvrira le 3 septembre avec un premier vernissage réunissant Sarah Chouinard-Poirier et Kinga Michalska, ainsi que Fabienne Théoret-Jerome.
Présentée en partenariat avec AXENÉO7, Pologne-en-Québec de Sarah Chouinard-Poirier et Kinga Michalska propose une installation vidéo immersive où fiction et documentaire s’entremêlent pour raconter les élans, les contradictions et les fragilités d’une communauté queer qui tente d’inventer d’autres manières de vivre ensemble en milieu rural. D’abord présentée à AXENÉO7, l’exposition s’inscrit dans Terres en mouvement, une initiative portée par les deux centres et soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec dans le cadre du programme Soutien à des initiatives structurantes pour la circulation d’œuvres en arts actuels.
(Photo : Kinga Michalska)
Dans Anishinabe, Fabienne Théoret-Jerome fait culminer sa résidence par la création d’une grande murale inspirée de la spiritualité anicinabe. Entre humains, animaux, végétaux et symboles, son œuvre invite à envisager le territoire comme un espace d’interdépendance et ouvre un dialogue sur la cohabitation, la transmission et la responsabilité envers le vivant.
Les 4 et 5 septembre, le collectif La Coulée prendra possession du stationnement de l’Écart avec une fonderie d’art temporaire. Une table ronde et un atelier public permettront de découvrir les savoir-faire de la métallurgie tout en participant à la création d’une œuvre collective en bronze recyclé, issue d’une réflexion commune autour de la question : que conserver pour le futur ?
La programmation se poursuivra le 5 novembre avec un second vernissage réunissant Camille Jodoin-Eng et Sabrina Forget-Matte. Cette soirée marquera également l’ouverture de l’exposition-bénéfice Le croche-pied, nouvelle formule qui succède au Pied carré.
Dans CHLOROS EVERMORE, Camille Jodoin-Eng compose un environnement fait de verre, de miroirs et de matériaux récupérés où se croisent contemplation, mysticisme et réflexion sur notre finitude. En transformant la galerie en un espace à parcourir, elle invite le public à ralentir, à observer et à imaginer les liens invisibles qui nous unissent au monde vivant.
(Photo : Fabienne Théoret-Jerome)
Avec Terra Néréïde : inter corpora, Sabrina Forget-Matte investit l’espace d’une installation sculpturale foisonnante où les formes organiques empruntent autant au corps qu’à la nature. Entre exubérance, humour et sensibilité, son univers célèbre l’imaginaire comme une manière d’habiter le monde autrement.
Cette saison marquera également le retour de la 12e Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, du 14 au 17 octobre, qui viendra faire circuler les œuvres, les artistes et les publics dans différents lieux de la ville. La programmation complète sera dévoilée au cours de l’automne.
Enfin, l’Écart tournera aussi une nouvelle page avec Le croche-pied, son nouvel événement-bénéfice. Ouverte dès le 5 novembre, l’exposition rassemble des œuvres de Bad painting — improbables, libres ou délicieusement imparfaites — avant leur mise en vente lors du finissage, le 4 décembre. En prenant la relève du Pied carré après quatorze éditions, Le croche-pied renouvelle avec humour ce grand rendez-vous annuel de soutien aux activités du centre.