William Gilbert : de Harvard à la Norvège
Après une première année à HEC Montréal et une formation intensive en leadership sur le campus de Harvard, William Gilbert s’envolera à la mi-août pour la Norvège dans le cadre d’un échange étudiant.
Après une première année à HEC Montréal et une formation intensive en leadership sur le campus de Harvard, William Gilbert s’envolera à la mi-août pour la Norvège dans le cadre d’un échange étudiant.
Durant quatre semaines, le jeune homme originaire de Val-d’Or a développé une confiance nouvelle, des amitiés avec des étudiants venus de plusieurs pays, et une manière différente de réfléchir. À l’issue de cette expérience, il poursuivra son parcours à Bergen, en Norvège, la destination qu’il avait placée au premier rang de ses choix.
À Harvard, les journées de William Gilbert commencent tôt et se terminent rarement avant la nuit. Après le déjeuner, il s’installe dans une des bibliothèques du campus pour étudier. Le soir, il rejoint son cours de leadership, donné de 18 h 30 à 21 h. Viennent ensuite les discussions avec les autres étudiants, les activités improvisées et les conversations qui rassemblent, autour d’une même table, des jeunes aux parcours et aux cultures très différents.
Pendant ce mois, un rythme soutenu est devenu son quotidien. « Je pense que ce sont les quatre plus belles semaines de toute ma vie », confie-t-il.
De Val-d’Or à la vie universitaire
William a grandi et étudié à Val-d’Or avant de partir pour l’université. Il se décrit comme un élève motivé, heureux d’obtenir de bons résultats et de participer activement en classe.
Son intérêt pour l’économie et le monde des affaires est apparu tôt. Dans sa famille, les discussions sur les finances, les placements et la planification financière étaient fréquentes. Il a ainsi découvert un domaine où les chiffres ne représentent pas seulement des rendements, mais aussi des choix capables d’influencer concrètement la vie des gens.
« Ce que je trouve intéressant dans la finance, c’est qu’on ne le fait pas seulement pour soi. On peut aussi aider les autres. Il y a beaucoup de contacts humains et, au bout du compte, les gens sont souvent contents parce que ça les aide réellement », explique-t-il.
William a choisi d’entreprendre un baccalauréat en administration des affaires à HEC Montréal, une institution qu’avait également fréquentée son père. Il s’est aussi impliqué dans la vie étudiante comme vice-président aux finances de son groupe. Sa première session lui a d’ailleurs valu une mention d’excellence.
Quatre semaines sur le campus de Harvard
C’est par l’intermédiaire de son intégrateur de HEC Montréal, Mathias Sarrazin, que William a découvert la possibilité de suivre un cours d’été à Harvard. Il a alors déposé sa candidature pour une formation en management consacrée au leadership. Non seulement le cours pouvait être crédité dans son parcours à HEC Montréal, mais il représentait également pour l’étudiant une occasion de sortir de son cadre habituel et de confronter sa manière de penser à d’autres perspectives.
« Je voulais voir comment ma façon de réfléchir allait se comparer à celle des professeurs et ce qu’ils pourraient ajouter à ma réflexion pour m’aider à devenir une meilleure version de moi-même », explique-t-il.
Le doute, puis la confiance
À son arrivée, il est impressionné par Harvard, qui jouit d’une excellente réputation. Par ailleurs, la charge de travail correspond à l’image d’exigence associée à l’établissement : William estime avoir étudié de six à huit heures par jour avant même de se présenter à son cours du soir.
« On ne peut pas faire semblant et espérer avoir de bons résultats. Il faut mettre du temps et des efforts », observe-t-il. Son plus grand défi a toutefois été la langue. Même s’il parlait déjà anglais, il devait désormais discuter de concepts complexes liés au leadership, utiliser un vocabulaire spécialisé et exprimer rapidement sa pensée devant des étudiants particulièrement à l’aise.
William retient particulièrement les liens créés avec des étudiants étrangers. Autour d’une même table, des événements jusque-là suivis à distance dans l’actualité prenaient soudainement un visage et une histoire.
Bergen comme premier choix
Lorsque William a présenté sa candidature pour un échange universitaire après son cours d’été à Harvard, il devait inscrire cinq destinations par ordre de préférence. Bergen, en Norvège, figurait tout en haut de sa liste.
« J’ai toujours voulu aller à Bergen parce que c’est l’entrée des fjords. J’ai toujours été attiré par les montagnes. J’ai envie d’aller explorer, de faire des randonnées et de découvrir le monde », raconte-t-il.
Il séjournera donc en sol norvégien durant toute la session d’automne. Au-delà des études, il souhaite découvrir la culture du pays, parcourir les montagnes et explorer les paysages qui avaient initialement motivé sa candidature.
Après cette expérience, William poursuivra sa spécialisation en finance à HEC Montréal. Il souhaite obtenir les permis nécessaires pour travailler dans les services financiers et envisage éventuellement de revenir en Abitibi afin de contribuer au développement de l’entreprise familiale.